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Article : les pompom girls des temps modernes

19 Mai 2013 (16)Loin de la connotation populaire péjorative de la jeune fille en tenue sexy qui remue des pompoms pour encourager son équipe fétiche ; le cheerleading est une vraie discipline qui demande technique et acharnement. Rencontre avec l’équipe Pau Cheerleading.

Cathy Labbate, la présidente, revient sur les débuts de l’aventure : « L’histoire a commencé le jour où ma fille est tombée nez à nez, pendant un forum des associations, sur une affiche proposant du cheerleading ; elle ne savait pas trop ce que c’était mais, passionnée de danse, elle a voulu essayer… juste pour voir. Très vite, elle est devenue « accro », et a décidé de se former, bien décidée à créer son équipe. En 2004, ce qui ne devait être au départ qu’une toute petite équipe, en contrat occasionnel avec les Sphinx de Pau, est très vite devenu l’équipe du Palais des Sports et de l’Elan Béarnais. En effet, Sylvie a alors rencontré Pierre Seillant qui lui a tout de suite voué une confiance quasi aveugle en lui confiant l’animation des matchs de Basket. Ca a été un tremplin formidable pour notre association ! » Et Julie, la coach des Panthers (+ de 15 ans) et des Tigrous (6-11 ans) rebondit : « Trouver des contrats sur Pau et alentours est essentiel pour la visibilité du groupe, mais aussi et surtout pour que les filles connaissent autre chose que les compétitions ; c’est une façon de montrer l’évolution des 70 sportives de l’association, entre chaque étape du championnat. »

Technique et acharnement

Qualification régionale en mars, finale nationale en juin … le championnat de France est très convoité ; les cheerleaders s’entrainent toute l’année avec acharnement pour être au top. « D’autant plus qu’il donne accès au championnat du monde », souligne Julie avant d’expliquer que l’organisation du cheerleading est encore floue : régie par la Fédération Française du Football Américain, la discipline n’a été reconnue par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, comme un sport à part entière depuis seulement un an… les règles sont encore en train d’être mises en place. Peu importe pour les filles ultra motivées : à hauteur de plus de quatre heure d’entrainement par semaine pour les plus grandes, elles s’impliquent à fond dans la discipline… même si c’est dur. « Le cheerleading est un sport très complet qui requiert un travail physique et musculaire pour les différentes figures et portés, mais également endurance pour tenir le rythme soutenu des deux minutes trente de chorégraphie », explique la coach qui en profite pour lever un à priori : « dans la conscience collective, le cheer est un sport de filles, mais détrompez-vous : on a besoin de garçons pour les portés… On en a un depuis 3 ans dans l’équipe des Panthers. Une année, il a voulu arrêté ; c’est certainement pas facile de dire qu’on fait du cheerleading aux copains mordus de foot ou de rugby… mais finalement, il est revenu : les entrainements, le dépassement de soi lui manquaient. » Car il est bien question de prouesses dans cette discipline. Seriez-vous capable d’exécuter de façon rapide et énergique un programme constitué d’un mélange de stunts, de pyramides, de tumbling, de jumps*, le tout en dansant bien entendu au son d’une musique rythmée et dynamique ?
Un sport donc, mais également un état d’esprit. « Les filles sont fières de montrer ce qu’elles arrivent à faire, fières de partager leur passion et ont envie d’évoluer ensemble. De toute façon, c’est un sport d’équipe : sans les porteurs, les acrobaties sont impossibles et vice versa ! »
Mais ce qui plaît plus que tout est incontestablement l’espèce de rêve américain : bien que la discipline se soit étendue dans le monde entier, les pompoms girls  restent des icônes de la culture populaire américaine qui incarnent l’hyperféminité, le glamour et l’enthousiasme.

*le stunt est un porté ou un lancé dans les airs ; les pyramides sont composées généralement de deux ou trois étages humains ; les tumbling, des enchaînements de sauts et enfin,des jumps sont des sauts sur place.

Le saviez-vous ?
Q
uelques exemples de cheerleaders devenu(e)s célèbres :
Kirk Douglas, Meryl Streep, Samuel L. Jackson, Terri Hatcher, Cybil Sheppard, Rachel Welch, Madonna, Britney Spears, Cameron Diaz, …

 

Les grandes dates du cheerleading
1880 : Lors d’un match de football américain à Princeton, un certain Thomas Peebler réunit autour de lui, face aux tribunes du public, six hommes pour supporter son équipe avec des chants et des slogans.
1884 : Un de ces hommes, prit d’un élan d’enthousiasme, effectue une série de sauts acrobatiques… ce sera le premier enchainement de cheerleading.
1900 : Le mégaphone arrive sur le terrain ; ce sera le premier véritable ustensile des cheerleaders.
1920 : Les femmes intègrent le cheerleading, et y rajoutent tumbling et gymnastique.
1930 : Les pompoms apparaissent. Ils deviendront rapidement l’emblème de la discipline.
1940 : Les hommes partent à la guerre, le cheerleading devient presque exclusivement féminin.
1948 : Le National Cheerleading Association organise le 1e camp de cheerleading à Huntsville’s Sam Houston University, réunissant une cinquantaine de filles.
1967 : Les premières compétitions sont organisées par la Fondation Internationale de Cheerleading.
1980 : Naissance de l’association de formation des coachs
1983 : Apparition des cheerleaders en France lors de certains matchs de Coupe d’Europe du PSG.

Association Pau Cheerleader
Tel. 06 16 37 21 40
www .pau-cheerleading.com

 

Rédaction : Aurélie Morin, pour le journal Sportsland à Pau

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