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Article : Mathieu Lasplaces, l’IronMan béarnais

d-course-a-velo-2_981755_632x374« Et pourquoi je n’essaierais pas moi aussi ? » C’est en voyant un reportage à la télé que le rugbyman d’Aire sur l’Adour alors âgé de 20 ans se lançait le défi de se mettre au triathlon. C’était en 2004. Pendant plusieurs saisons, Mathieu Lasplaces concilie les deux, enfin cinq disciplines : rugby, course à pied, vélo et natation. Juste pour le plaisir.
Mais en 2010, le déclic. Un test d’effort et la confirmation qu’il pourrait être plutôt performant s’il se lançait véritablement dans le triathlon. Il rejoint alors l’équipe de Lourdes qui regroupe des triathlètes reconnus et donc une belle expérience en longues distances. « C’est un sport complet ; c’est tellement dur que ça oblige à trouver des forces au-delà de ce qu’on pense être capable… ». Il s’entraîne alors plusieurs fois par semaine, avec le rêve secret de faire un jour le célèbre Iron Man d’Hawaï. Secret ? Pas tant que ça : en juin 2013, Mathieu part faire le triathlon de Nice et lance comme une boutade à ce qui deviendra la  « PourricouTeam » : « Je fais ma course, je me qualifie pour Hawaï et on part tous, ok ? » Devant une réponse collégiale emplie d’enthousiasme, le sportif est gonflé à bloc. 1h05 de natation, 5h07 de vélo et 6h16 de course après, soit 9h28 plus tard, il passe la ligne d’arrivée en 42e position au classement général sur 2800 participants et à la 4e de sa catégorie. Son passeport pour le championnat du monde à Hawaï en poche.

Homme de fer et chemise à fleurs

Dès lors, Mathieu s’entraîne avec un coach de sportif de haut niveau et néanmoins ami, tous les jours. En natation, son point faible, mais également dans les deux autres disciplines, avec l’objectif de tout miser sur ces dernières. Et autour de lui, on se mobilise.
Famille et amis, sponsors (Specialized, Elitshop, Easyrun et Guy Bloy Sport pour équiper et entretenir The machine) sont derrière lui. Mobilisation générale également au sein d’Idélis où il est conducteur de bus. « Très impliquée dans le mécénat sportif, c’est l’entreprise toute entière qui s’est mobilisée pour permettre à Mathieu de s’entraîner dans les meilleures conditions, assurait son employeur Jean Michel Tissanier : aménagement du temps de travail, remplacement, financement des frais de déplacement, conférence de presse… »
Très vite, le jour du départ arrive, et comme promis, toute son équipe s’envole avec lui pour Kona Seaside. Une ambiance de folie ; une effervescence de fou dans toute la ville… plus le jour J approche, plus la pression monte.
Jolie performance pour le Béarnais fier de brandir le drapeau jaune et rouge sur la ligne d’arrivée. 237e place sur 2150 au classement général et 26e place des 25-29 ans ; il lui aura fallu 9h29 pour nager 3,8km, pédaler 180km et courir 42km. Dans les temps par rapport à ce qu’il avait prévu, Mathieu n’est pourtant pas content de lui : « Comme d’hab, je n’ai pas été très fort en natation, mais ça je m’en doutais. J’ai fait une belle remontée en vélo avec un passage à 49km/h. Par contre, coup de flop sur l’épreuve de course à pied : au 33e kilomètre, j’étais en hypo, impossible de m’alimenter pour recharger les batteries… » Qu’à cela ne tienne, il se fixe déjà l’objectif pour l’année prochaine : « Ce qui me fait rager, c’est que sans cette hypoglycémie, j’aurais pu faire mieux, et arriver dans le top 100 au classement général. Du coup, je compte bien y retourner en 2014 et améliorer ma course… »
Un mois de repos suffit pour se remettre, et très vite Mathieu remonte sur selle et rechausse ses running. En attendant la prochaine qualification au championnat du Monde, il projette de goûter à l’extrême  avec notamment une participation à la Diagonale des Fous à la Réunion ou le triathlon Isklar Norseman en Norvège, considéré comme l’un des plus durs au monde.

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