L’Institut des Iles – Pau

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institut des ilesDepuis le mois de juin, l’Institut des Iles, à Pau a demandé à l’agence de l’accompagner dans sa communication. Son site internet en cours de reconstruction, une page Blog va bientôt voir le jour : infos diverses, astuces et conseils beauté… les internautes pourront bientôt faire de ce nouveau site leur repère-beauté.
Mais pourquoi perdre du temps en attendant que le site soit en ligne ? Après avoir convenu chaque mois les différentes thématiques avec la directrice des lieux, nos rédacteurs rédigent les articles qu’ils diffusent sur les réseaux… D’ailleurs, n’hésitez pas à partager de votre côté ! Sitôt le site opérationnel, ces textes seront publiés comme il se doit dans la rubrique blog.

Article : Lumière sur l’UMR LIENSs

Zone de production aquacole avec l’ostréiculture, la pêche et l’aquaculture, et de loisirs, les littoraux de sud-ouest européen possèdent une immense richesse qu’il est nécessaire de préserver. Pourtant ces activités économiques en affectent la biodiversité et en conséquence sa qualité.

D’importants efforts européens sont faits pour mieux la gérer. Parmi eux, le projet ORQUE SUDOE met en place, en fédérant les moyens en termes d’infrastructures et de compétences des différents partenaires européens, des outils permettant un suivi à long terme de la qualité de ces milieux naturels et donc d’une vision essentielle dans la mise en œuvre des politiques de l’environnement. L’UMR LIENSs  (Littoral Environnement et Sociétés) apporte son expertise pluridisciplinaire du littoral au service de projet.

Premier inter-institut en France, créé en 2008, l’Unité Mixte de Recherches LIENSs de La Rochelle, résulte de la fusion de quatre unités de recherche de domaines disciplinaires différents. Elle a donc choisi de réunir sous une même entité sciences humaines, sciences de l’environnement et sciences pour l’ingénieur. Des domaines d’activités certes différents mais qui travaillent ici en constante transversalité sur la problématique du littoral.

Deux dimensions sont à considérer dans le projet ORQUE SUDOE, explique Paco Bustamante, biologiste, écotoxicologue, professeur à l’Université de La Rochelle et directeur de l’équipe de recherche AMARE. D’une part, l’aspect biologique. Les différentes équipes de recherche* étudient les molécules des contaminants présentes dans les différents échantillons prélevés sur différents sites, de Sado (Portugal) à La Rochelle (France), et tentent d’expliquer leur existence dans les littoraux du grand sud-ouest européen à partir d’une approche d’écologie trophique. En effet, mieux comprendre les réseaux de la chaîne alimentaire permet  de connaître les porteurs de contaminants et leur évolution. Les chercheurs de l’UMR de La Rochelle s’appuient sur des études en milieux tropicaux qui exacerbent les phénomènes, et permettent, tel le principe d’une loupe d’analyser les comportements en milieu tempéré. La collaboration européenne sur ce projet est essentielle, car complémentaire. Elle permet notamment de confronter les conclusions des différentes recherches, à travers des exercices d’inter-calibration. « Dans ce sens, nous avons lancé en 2013, une large campagne de récolte pour faire des échantillons de référence. Chaque laboratoire en a contrôlé les paramètres biologiques et chimiques en fonction de sa spécialisation (par exemple, Pau analyse les caractéristiques chimiques des métaux, Bordeaux celles des molécules organiques et La Rochelle les rapports isotopiques en carbone et en azote). Les mesures proposées in fine sont d’autant plus facilement validées qu’elles sont la conclusion de résultats identiques à partir de modes de calcul différents. »

Très sollicitée par les collectivités sur les enjeux de la population riveraine (utilisation des plages, tourisme, aqua et agriculture, loisirs,…) l’unité Sciences Humaines de l’UMR, quant à elle, s’intéresse à la perception du projet ORQUE SUDOE par les acteurs publics : politiques, associatifs et professionnels sont concernés tout autant que la communauté scientifique. Il est important de savoir comment chacun perçoit l’avancée du projet et la manière dont il peut s’en servir. A titre d’exemple, des organismes sont déjà chargés de la surveillance des littoraux et de leur qualité chimique. « L’étendue de leur suivi est large. Cependant, nous nous situons plus en amont : nous recherchons les molécules émergentes, notamment les perturbateurs endocriniens qui ont un impact sur l’organisme et le métabolisme hormonal des espèces de ce milieu. »

Enfin, Paco Bustamante souligne qu’au-delà de la science, l’aspect formation est indéniablement un objectif fort du projet  : il permettra la mise en place d’une plate-forme de formation à destination des chercheurs de demain, d’échanges d’étudiants entre les laboratoires partenaires ainsi que l’organisation d’universités d’été sur les grands enjeux des problématique du projet ouvertes au public.

Mathieu LASPLACES, l’IronMan béarnais

d-course-a-velo-2_981755_632x374« Et pourquoi je n’essaierais pas moi aussi ? » C’est en voyant un reportage à la télé que le rugbyman d’Aire sur l’Adour alors âgé de 20 ans se lançait le défi de se mettre au triathlon. C’était en 2004. Pendant plusieurs saisons, Mathieu Lasplaces concilie les deux, enfin cinq disciplines : rugby, course à pied, vélo et natation. Juste pour le plaisir.
Mais en 2010, le déclic. Un test d’effort et la confirmation qu’il pourrait être plutôt performant s’il se lançait véritablement dans le triathlon. Il rejoint alors l’équipe de Lourdes qui regroupe des triathlètes reconnus et donc une belle expérience en longues distances. « C’est un sport complet ; c’est tellement dur que ça oblige à trouver des forces au-delà de ce qu’on pense être capable… ». Il s’entraîne alors plusieurs fois par semaine, avec le rêve secret de faire un jour le célèbre Iron Man d’Hawaï. Secret ? Pas tant que ça : en juin 2013, Mathieu part faire le triathlon de Nice et lance comme une boutade à ce qui deviendra la  « PourricouTeam » : « Je fais ma course, je me qualifie pour Hawaï et on part tous, ok ? » Devant une réponse collégiale emplie d’enthousiasme, le sportif est gonflé à bloc. 1h05 de natation, 5h07 de vélo et 6h16 de course après, soit 9h28 plus tard, il passe la ligne d’arrivée en 42e position au classement général sur 2800 participants et à la 4e de sa catégorie. Son passeport pour le championnat du monde à Hawaï en poche.

Homme de fer et chemise à fleurs

Dès lors, Mathieu s’entraîne avec un coach de sportif de haut niveau et néanmoins ami, tous les jours. En natation, son point faible, mais également dans les deux autres disciplines, avec l’objectif de tout miser sur ces dernières. Et autour de lui, on se mobilise.
Famille et amis, sponsors (Specialized, Elitshop, Easyrun et Guy Bloy Sport pour équiper et entretenir The machine) sont derrière lui. Mobilisation générale également au sein d’Idélis où il est conducteur de bus. « Très impliquée dans le mécénat sportif, c’est l’entreprise toute entière qui s’est mobilisée pour permettre à Mathieu de s’entraîner dans les meilleures conditions, assurait son employeur Jean Michel Tissanier : aménagement du temps de travail, remplacement, financement des frais de déplacement, conférence de presse… »
Très vite, le jour du départ arrive, et comme promis, toute son équipe s’envole avec lui pour Kona Seaside. Une ambiance de folie ; une effervescence de fou dans toute la ville… plus le jour J approche, plus la pression monte.
Jolie performance pour le Béarnais fier de brandir le drapeau jaune et rouge sur la ligne d’arrivée. 237e place sur 2150 au classement général et 26e place des 25-29 ans ; il lui aura fallu 9h29 pour nager 3,8km, pédaler 180km et courir 42km. Dans les temps par rapport à ce qu’il avait prévu, Mathieu n’est pourtant pas content de lui : « Comme d’hab, je n’ai pas été très fort en natation, mais ça je m’en doutais. J’ai fait une belle remontée en vélo avec un passage à 49km/h. Par contre, coup de flop sur l’épreuve de course à pied : au 33e kilomètre, j’étais en hypo, impossible de m’alimenter pour recharger les batteries… » Qu’à cela ne tienne, il se fixe déjà l’objectif pour l’année prochaine : « Ce qui me fait rager, c’est que sans cette hypoglycémie, j’aurais pu faire mieux, et arriver dans le top 100 au classement général. Du coup, je compte bien y retourner en 2014 et améliorer ma course… »
Un mois de repos suffit pour se remettre, et très vite Mathieu remonte sur selle et rechausse ses running. En attendant la prochaine qualification au championnat du Monde, il projette de goûter à l’extrême  avec notamment une participation à la Diagonale des Fous à la Réunion ou le triathlon Isklar Norseman en Norvège, considéré comme l’un des plus durs au monde.

Jérôme GARCES côtoie les plus grands

jérôme garcesOn le reconnaît au son de son sifflet si particulier, mais aussi à son accent bien d’ici… et pourtant il est plus souvent ailleurs qu’ici. Interview coup de vent de l’arbitre international, originaire de la vallée d’Ossau : Jérôme Garcès.

Sportsland : On assiste depuis le début de l’année à une recrudescence des polémiques autour de l’arbitrage… C’est souvent plus facile de mettre en cause la décision de l’arbitre que le jeu de son équipe. Comment vivez-vous ces critiques ?
Jérôme Garcès : Vous savez, on ne fait pas ce métier pour être aimé ; on doit être objectif. Tout comme c’est difficile d’avoir une équipe favorite, il ne faut jamais prendre partie. Sur le terrain, on se retrouve seul face à ses décisions. C’est parfois compliqué… Mais on reste des hommes. On peut faire des erreurs. On s’aperçoit souvent de ses fautes le lundi matin lors du visionnage du match. Alors, on prend sur soi et on analyse…
Les joueurs respectent de plus en plus la décision de l’arbitre ; c’est le public qui a plus de mal avec ça. D’ailleurs, La Poste, notre partenaire officiel, organise cette saison un tour de France des  Arbitres. L’objectif est d’aller à la rencontre des partenaires et des supporters des clubs de Top14 et de ProD2, pour leur expliquer les subtilités des règles, éclaircir les interprétations de certaines phases de jeu, dans un esprit d’ouverture et de dialogue.
Sportsland : Le Top 14 2013-2014 sera arbitré par treize arbitres, soit trois de moins que la saison dernière. Comment expliquez-vous cela ?
Jérôme Garcès :
On ne va pas entrer dans la polémique : oui, les effectifs sont à étoffer. Certaines rencontres sont arbitrées par les dirigeants… mais petit à petit, l’image de l’arbitre va changer. Effectivement, on ne devient pas arbitre par amour du métier : la plupart est arrivé là par hasard, après une blessure, mais une fois qu’on y a goûté, on y prend goût.
Sportsland : C’est d’ailleurs comme ça que vous avez commencé ?
Jérôme Garcès :
Pas exactement : mon père était lui-même arbitre… J’ai eu envie d’essayer à mon tour. Au début, j’arbitrais le samedi et jouais le dimanche à l’ESA (Etoile Sportive Arudyenne). Mais suite, en effet, à une blessure au scaphoïde, j’ai dû abandonner mon maillot au vestiaire pour revêtir définitivement celui d’arbitre.
Finalement, c’est une autre façon de vivre le rugby. On fait partie du jeu, on le coordonne…
Sportsland : Un souvenir particulier, une rencontre que vous n’oublierez pas ?
Jérôme Garcès :
Il y a beaucoup de matches qui marquent ; parmi eux, je n’oublierai pas la finale Honneur au Hameau parce que c’est chez nous et le 1e match du tournoi des 6 nations que j’ai arbitré parce que… parce que… Tournoi des 6 nations quand même !
Sportsland : Le mois dernier, vous avez passé 15 jours en Nouvelle-Zélande, une semaine dans l’Hémisphère Sud, un séjour en Angleterre avant de rejoindre l’Irlande… c’est quoi l’emploi du temps d’un arbitre international ?
Jérôme Garcès : C’est beaucoup de voyages en effet ! C’est aussi plusieurs heures de préparation physique tous les jours pour passer les tests internationaux ; beaucoup de temps à regarder des matches pour comprendre ce qu’il se passe et prendre les bonnes décisions. C’est aussi, préparer les formations nationales des arbitres…
Sportsland : Avec tout ça, vous avez le temps de revenir dans la vallée d’Ossau ?
Jérôme Garcès :
Je n’ai pas beaucoup de temps en effet, mais j’essaie de profiter au maximum de mes enfants quand je suis là. Je vais les voir jouer à l’école de rugby d’Arudy.
Sportsland : Il vous reste encore 6 ans avant de déchausser complètement les crampons d’arbitre international. Y a-t-il un rêve, un match que vous aimeriez arbitrer ?
Jérôme Garcès :
Bien sûr… un match de Coupe du Monde en 2015 ! Mais je veux garder les pieds sur terre et ne pas trop rêver. On verra bien.

Palmarès d’arbitre
2006 : arbitre du Top 14
2010 : 5e arbitre professionnel français, il arbitre le championnat de France, la Coupe d’Europe eet challenge européen. Juge de touche dans le Tournois des 6 Nations (Irlande vs Italie à Dublin et Italie vs Angleterre à Rome)
30 mai 2010 : Angleterre vs Barbarians au stade Twickenham devant 45 000 spectateurs
juin 2010 : Arbitre match de la Churchill Cup
13 mars 2011 : remplace Romain Poite dans un match de Calcutta Cup (Angleterre vs Ecosse).
novembre 2011 : arbitre de centre Italie vs Angleterre
1e juin 2013 : finale du Top 14 : Castre vs Toulon
juillet 2013 : rugby championship : Hémisphère sud

 

rédaction Aurélie Morin pour le journal Sportsland Béarn

Alexandre POURCELOT – Le volley pédagogique

vestiaire volley lescar

« En arrivant en tant qu’enseignant d’éducation sportive, au collège de Lescar, je n’avais jamais vraiment enseigné le Volley. J’y ai gouté et me suis pris de passion. » … et avec lui, Alexandre Pourcelot  emmène toute sa troupe de collégiens.

Septembre 2001, Alexandre arrive au collège Simin Palay de Lescar. Comme tous les professeurs de sport, il est tenu d’animer l’association sportive scolaire affiliée à l’Union Nationale de Sport Scolaire. Encouragé par  sa collègue  Marie-Hélène Genet Ocamica,  il s’investit auprès du groupe  de  jeunes volleyeurs  et ensemble créent la section sportive scolaire volley, à la rentrée 2003. Rappelons que depuis longtemps, la cité est considérée comme un bassin de volley, notamment grâce Philippe Flamand qui, en tant que président des deux instances, a installé dans les années 80, le siège du Comité Départemental et de la Ligue d’Aquitaine de la discipline à Lescar.
La section volley propose 2 séances par semaine à une soixantaine d’élèves dès la 6eme. Elle accueille tous les profils d’élèves, à condition qu’ils soient capables de s’investir et de garder un bon niveau scolaire. Et c’est bien là l’objectif d’une section sportive : permettre au maximum d’enfants de faire du sport, pratiquer autrement en mettant l’activité physique au cœur de la scolarité et du projet éducatif.   « C’est en réalité, un excellent outil pédagogique, confie le professeur d’EPS, si l’on est capable de faire comprendre aux élèves que les exigences du volley et de l’école sont communes et que leur réussite est liée. Bien sûr, il faut que tout le monde joue le jeu, les élèves, leurs parents, et surtout mes collègues car il faut absolument que les emplois du temps des élèves et les projets de classe autour du volley reçoivent leur assentiment », souligne Alexandre. De rajouter que « du  point de vue administratif, même si tout le monde se félicite du succès de la filière et de ses résultats,  personne ne met de moyens pour qu’elle fonctionne. C’est là le drame ; les heures nécessaires ne sont pas données par le rectorat ni par le collège ; on atteint très vite les limites d’un système qui souhaite que tout fonctionne mais sans investir. C’est vraiment se moquer du travail des élèves et des professeurs impliqués dans ce projet ! »
« Ce n’était pas gagné au début ! Il y a 10 ans, la concurrence était rude avec les collèges de l’agglomération ; celui qui sortait avec le titre départemental Unss avait dû batailler ferme avant d’aller se prendre une volée contre les équipes bordelaises ! (il y avait 4 sections sportives à l’époque : Jurançon, Betharram , Jean Monnet et Lescar). Combien de matchs perdus contre St Jean d’Illac ou contre Le Haillan ! » Mais les choses ont bien changées depuis, notamment avec l’arrivée de Lionel Nolibos du comité départemental de volley sur la section sportive. Il  a su durablement faire évoluer le niveau des équipes du collège et en 2010, les filles ont obtenu la 1ere qualification aux finales du championnat de France Unss ! (Récompensées par une brillante 6ème place)

En 2012, la section Volley du collège a organisé et accueilli le championnat de France dans ses murs, et les garçons sont arrivés 7ème. « C’était une fête inoubliable, toute l’élite nationale du volley réunie ici à Pau et dans notre gymnase ! Les matchs contre La Réunion et Kingersheim  devant 300 collégiens c’était du délire ! J’en ai encore des frissons ! » se souvient le professeur. Et enfin, cette année pour fêter les 10 ans de la section sans doute, le collège de Lescar est revenu de Vichy avec le titre de Vice Champion de France. Un palmarès qui n’en finit pas, sachant que les benjamins (les 6ème et 5ème ) sont présents, chaque année sur les podiums départementaux et académiques.

Entretenir et développer la culture Volley

Ces succès ont évidement poussé les jeunes générations à s’investir dans la filière qui est maintenant bien structurée. Tous les professeurs d’EPS du collège contribuent à cette réussite en proposant à leurs classes le volley en 6ème, 5ème et 3ème.  Le travail se poursuit avec les écoles primaires où les collégiens vont « encadrer » les petits nouveaux, et assurer la transmission des expériences et des savoirs. Mais le développement majeur reste celui mené grâce au comité départemental et à la création en 2012 «d’un club jeune» qui est un partenariat entre l’Unss et la FFVB, permettant aux collégiens de se confronter, le dimanche, aux clubs locaux. Ces compétitions viennent fort à propos car depuis cette année, l’Unss ne propose plus de compétitions et de championnat de volley en Benjamins sur l’Aquitaine. C’est donc une alternative salutaire pour la section sportive qui résiste et qui s’adapte. D’années en années, la section Volley gagne en notoriété et son engagement prend effet sur les clubs de la région. « Avant, l’Unss s’accrochait aux clubs ; aujourd’hui, ce sont les clubs qui se rapprochent de la section… et c’est peut être dans ce partenariat qu’il va falloir trouver des solutions à l’avenir, si l’on veut maintenir la crédibilité car les effectifs s’effondrent », souligne Alexandre Pourcelot, le professeur de la section à Lescar. Enfin, le projet va plus loin puisqu’il tend à devenir un véritable bassin de pratique, un centre de ressources où moyens humains et financiers sont mutualisé pour proposer les meilleures conditions possibles aux jeunes volleyeurs. Un dispositif relayé par la Fédération dans son projet Zénith.

Le professeur souhaite enfin s’exprimer sur une dernière problématique : celle des moyens. « Il faut que nos partenaires institutionnels continuent de nous soutenir. La mairie de Lescar, le conseil général  font des efforts mais on n’y arriverait pas sans les parents et les élèves qui nous aident chaque année à boucler un budget de plus en plus lourd. » Ventes de crêpes, tombola, recherche de sponsors… A son niveau, Alexandre Pourcelot se démène pour décrocher quelques budgets supplémentaires. A bon entendeur…

rédaction Aurélie Morin pour le journal Sportsland – Pau

Cathy LABATTE – Les pompom girls des temps modernes

pau cheerleading

19 Mai 2013 (16)Loin de la connotation populaire péjorative de la jeune fille en tenue sexy qui remue des pompoms pour encourager son équipe fétiche ; le cheerleading est une vraie discipline qui demande technique et acharnement. Rencontre avec l’équipe Pau Cheerleading.

Cathy Labbate, la présidente, revient sur les débuts de l’aventure : « L’histoire a commencé le jour où ma fille est tombée nez à nez, pendant un forum des associations, sur une affiche proposant du cheerleading ; elle ne savait pas trop ce que c’était mais, passionnée de danse, elle a voulu essayer… juste pour voir. Très vite, elle est devenue « accro », et a décidé de se former, bien décidée à créer son équipe. En 2004, ce qui ne devait être au départ qu’une toute petite équipe, en contrat occasionnel avec les Sphinx de Pau, est très vite devenu l’équipe du Palais des Sports et de l’Elan Béarnais. En effet, Sylvie a alors rencontré Pierre Seillant qui lui a tout de suite voué une confiance quasi aveugle en lui confiant l’animation des matchs de Basket. Ca a été un tremplin formidable pour notre association ! » Et Julie, la coach des Panthers (+ de 15 ans) et des Tigrous (6-11 ans) rebondit : « Trouver des contrats sur Pau et alentours est essentiel pour la visibilité du groupe, mais aussi et surtout pour que les filles connaissent autre chose que les compétitions ; c’est une façon de montrer l’évolution des 70 sportives de l’association, entre chaque étape du championnat. »

Technique et acharnement

Qualification régionale en mars, finale nationale en juin … le championnat de France est très convoité ; les cheerleaders s’entrainent toute l’année avec acharnement pour être au top. « D’autant plus qu’il donne accès au championnat du monde », souligne Julie avant d’expliquer que l’organisation du cheerleading est encore floue : régie par la Fédération Française du Football Américain, la discipline n’a été reconnue par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, comme un sport à part entière depuis seulement un an… les règles sont encore en train d’être mises en place. Peu importe pour les filles ultra motivées : à hauteur de plus de quatre heure d’entrainement par semaine pour les plus grandes, elles s’impliquent à fond dans la discipline… même si c’est dur. « Le cheerleading est un sport très complet qui requiert un travail physique et musculaire pour les différentes figures et portés, mais également endurance pour tenir le rythme soutenu des deux minutes trente de chorégraphie », explique la coach qui en profite pour lever un à priori : « dans la conscience collective, le cheer est un sport de filles, mais détrompez-vous : on a besoin de garçons pour les portés… On en a un depuis 3 ans dans l’équipe des Panthers. Une année, il a voulu arrêté ; c’est certainement pas facile de dire qu’on fait du cheerleading aux copains mordus de foot ou de rugby… mais finalement, il est revenu : les entrainements, le dépassement de soi lui manquaient. » Car il est bien question de prouesses dans cette discipline. Seriez-vous capable d’exécuter de façon rapide et énergique un programme constitué d’un mélange de stunts, de pyramides, de tumbling, de jumps*, le tout en dansant bien entendu au son d’une musique rythmée et dynamique ?
Un sport donc, mais également un état d’esprit. « Les filles sont fières de montrer ce qu’elles arrivent à faire, fières de partager leur passion et ont envie d’évoluer ensemble. De toute façon, c’est un sport d’équipe : sans les porteurs, les acrobaties sont impossibles et vice versa ! »
Mais ce qui plaît plus que tout est incontestablement l’espèce de rêve américain : bien que la discipline se soit étendue dans le monde entier, les pompoms girls  restent des icônes de la culture populaire américaine qui incarnent l’hyperféminité, le glamour et l’enthousiasme.

*le stunt est un porté ou un lancé dans les airs ; les pyramides sont composées généralement de deux ou trois étages humains ; les tumbling, des enchaînements de sauts et enfin,des jumps sont des sauts sur place.

Le saviez-vous ?
Q
uelques exemples de cheerleaders devenu(e)s célèbres :
Kirk Douglas, Meryl Streep, Samuel L. Jackson, Terri Hatcher, Cybil Sheppard, Rachel Welch, Madonna, Britney Spears, Cameron Diaz, …

 

Les grandes dates du cheerleading
1880 : Lors d’un match de football américain à Princeton, un certain Thomas Peebler réunit autour de lui, face aux tribunes du public, six hommes pour supporter son équipe avec des chants et des slogans.
1884 : Un de ces hommes, prit d’un élan d’enthousiasme, effectue une série de sauts acrobatiques… ce sera le premier enchainement de cheerleading.
1900 : Le mégaphone arrive sur le terrain ; ce sera le premier véritable ustensile des cheerleaders.
1920 : Les femmes intègrent le cheerleading, et y rajoutent tumbling et gymnastique.
1930 : Les pompoms apparaissent. Ils deviendront rapidement l’emblème de la discipline.
1940 : Les hommes partent à la guerre, le cheerleading devient presque exclusivement féminin.
1948 : Le National Cheerleading Association organise le 1e camp de cheerleading à Huntsville’s Sam Houston University, réunissant une cinquantaine de filles.
1967 : Les premières compétitions sont organisées par la Fondation Internationale de Cheerleading.
1980 : Naissance de l’association de formation des coachs
1983 : Apparition des cheerleaders en France lors de certains matchs de Coupe d’Europe du PSG.

Association Pau Cheerleader
Tel. 06 16 37 21 40
www .pau-cheerleading.com

 

Rédaction : Aurélie Morin, pour le journal Sportsland à Pau